| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : jcdu38
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173 visiteur(s) ! Distance : 56 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Que d'eau - que d'eau !! | ||||
Ce dimanche matin de très bonne heure, j’avais rendez-vous à 4 heures chez Richard, membre comme moi de l’ACP Crolles (www.acp-crolles.com), pour aller courir le Roc de Chartreuse.
En effet, le briefing d’avant course était prévu à 05 heures 15 pour un départ à 06 heures, ceci nous imposait donc un départ très matinal de la maison.

L'ACP Crolles en force : Avec Richard et Thierry futur vainqueur
Nous arrivons au Creps de Voiron à 05heures pour apprendre, que finalement nous partirons à 06 heures 15 et que nous ne monterons pas au sommet de la Sure, les pluies diluviennes de ces derniers jours, ayant rendu l’ascension finale plus que délicate, il n’était donc pas prudent de faire passer 200 coureurs dans ce passage.
Le parcours a donc été modifié par le SPIRIDON Club de Voiron à la dernière minute me fera tout de même environ 56 km pour 2 650 mètres de dénivelée.

(image SPIRIDON Club de Voiron).
A 06 heures 15, nous sommes un peu plus d’une centaine de coureurs à nous élancer. Le départ me semble rapide et malgré mes bonnes résolutions je me sens accélérer porté par les autres coureurs, pourtant en me retournant, je suis plutôt dans le dernier quart de la course.
Les deux premières bosses se passent en forêt, soit sur piste forestière, soit dans des sentes étroites et humides.

Ces deux bosses mènent au pied de la Sure et représentent tout de même une distance d’environ 900 m de D+ sur 17 km environ avant d’arriver au premier ravitaillement bienvenu. Celui-ci est atteint en 2 H 20 de course.
La Sure quant à elle se cache toujours dans les nuages.

Photo prise au village de Pommier la Placette, on devine la Sure dans les nuages
Nous attaquons alors le gros morceau de cette course 1200 m de D+ sur 8 km pour rejoindre le col de la Sure. Le début se déroule en forêt puis longe la falaise. Quelques passages sont neutralisés (interdiction de courir et de doubler) pour éviter une chute malencontreuse et probablement fatale !!

En montant à la Sure. La vallée dans les nuages.
A la sortie de la forêt, nous atteignons les alpages, maintenant c’est tout droit en direction du col.

Au col, après 3 h 34 de course pour moi, une vingtaine de spectateurs enthousiastes ont bravé le mauvais temps pour nous encourager, un grand merci à eux.
Il reste quelques névés et la vue de ces hauts plateaux est toujours aussi belle.

Place maintenant à l’instant que j’attends avec impatience, je m’étais juré de ronger mon frein jusqu’à la Sure, il est temps de lâcher tout, d’autant que nous sommes partis pour 10 km de descente non stop qui vont nous faire perdre 1 400 m de dénivelée pour nous amener à St Laurent du Pont.

On m’annonce 45 ème au sommet du Col de la Sure, et me voilà parti à la chasse aux places. La descente est technique par endroit, ce qui permet de doubler quelques concurrents moins à l’aise dans les pierriers, les névés et les coupes de bois qui s’enchainent.
Au bout d’une heure 10 d’effort, soit 4 heures 40 de course, nous voilà à St Laurent du Pont que nous traversons pour rejoindre le stade. 36 km de fait, plus qu’un « petit semi » (avec encore un peu de dénivelée tout de même) et on sera rentré. Le stade est également le lieu où les équipes qui courent le Roc à deux se relaient.
A St Laurent du Pont, on m’annonce que je suis 38 ème.
Je remplis une deuxième fois le camel bag, puis fidèle à la stratégie de ravitaillement que j’ai décidé de tester avant un tour de Massif fin août, je fais le plein de nourriture dans les mains et attaque la suite en marchant tout en mangeant et en rangeant mes affaires.
Le début n’est pas très plaisant, il y a environ 2 km à faire le long de la route départementale qui mène de St Laurent du Pont à Voiron. Pourvu qu’on ne rentre pas de cette manière à Voiron, ca va être très dur pour le moral, car pour l’instant on enchaine de longues lignes droites toute plates. J’ai fini de manger et de ranger mes affaires et je me remets à trottiner. Je suis tout seul par moment, j’apperçois au loin un coureur parti en même temps que moi au ravitaillement. Diable il m’a mis environ 1 km dans la vue !! Il court alors que moi j’ai marché de longues minutes pendant ma restauration.
Pourtant petit à petit l’écart entre lui et moi se réduit, et alors que nous quittons enfin la route pour attaquer la première des deux bosses à gravir qui nous mènera tout d’abord à St Etienne de Crossey pour le dernier ravitaillement de la course à 8 kilomètres de l’arrivée, je le rattrape. Nous ferons alors une course à deux, nos positions respectives feront le yoyo jusqu’à l’arrivée.
Il reste un peu plus de 500 m de dénivelée à avaler, mais ceux-ci ne sont pas faciles à faire, contrairement à ce que j’avais envisagé. Tout d’abord le terrain est toujours aussi boueux et glissant, mais également on enchaine des petites cotes suivies de longs faux plats, il faut donc relancer au sommet de chaque cote pour éviter de perdre trop de temps sur ce dernier semi. Les 3 premiers pas demandent toujours un gros effort mental pour relancer la machine, une fois ceux-ci fait et les jambes lancées, c’est étonnant mais le reste suit.
Dans la descente vers St Etienne de Crossey, un instant de déconcentration m’amène à une jolie chute dans un raidillon plein de boue et de cailloux. Mon camarade de course me demande si ca va. Je réponds, d’un air bravache, que oui. Mais à vrai dire, ce n’est pas tout à fait vrai. Je suis un peu sonné par cette chute et en bas de la descente, je ferais une longue pause de quelques minutes pour faire passer la chute.
J’arrive au ravitaillement, plus de 8 km nous apprend t’on mais il reste encore une bosse à gravir. Je remplis une dernière fois le camel bag prend quelques provision et c’est reparti. Même scénario que la bosse précédente, c’est une suite de petites montées et de longs faux plats qui nous ramènent progressivement vers Voiron.
Nous finirons mon camarade du jour et moi ensemble, prenant le temps de discuter de Kikourou sur le dernier kilomètre.
A l’arrivée, les cors retentissent pour nous, que d’honneur !!

Je passe la banderole d’arrivée en 07 H 20 en 33 eme position, presque deux heures après le premier Thierry Fermond.
La piscine de Voiron nous accueille pour les douches, le bassin de la piscine nous nous a été réservé pour qu’on se délasse si on le veut alors qu’une armée d’élève kiné s’occupent de ceux qui ont besoin d’une remise en état.
Un repas de fin de course ponctue cette journée organisée d’une main de maitre par le Spiridon club de Voiron. Vraiment à un grand merci à eux pour l’organisation sans défaut de cette épreuve.
Je suis content de ma course qui s’est passée sans défaillance pour une fois, et donc riche en enseignement pour la suite de la saison. Il reste encore de nombreux points encore à travailler dans les 3 mois qui viennent …
La suite de mes aventures en course aura lieu au Tour des Glaciers de la Vanoise, ceci fera l’objet d’une autre histoire. Et puis avant, il y aura peut-être un récit surprise. A vous de deviner dans quel massif cette année, je vous emmène randonner.
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JC
Commentaires
Apparemment, comme moi, ton retour depuis Saint Laurent n'a pas été des plus facile...
Juste pour info, Thierry Fermont n'avait terminé "que" 3e l'an dernier!
Bonne récup' et bon courage pour la TGV!
bravo pour ta très belle course!
grosses bises en attendant pralo!
agnès
Ben, tu as la forme on dirait, ça c'est super bien passé cette petite balade.
Dommage que ça tombait le même jour que le trailabéné, tu nous as manqué là haut.
En tout cas il l'air très bien ce trail, bien qu'un peu long pour un Kéké.
A bientôt,
Philippe
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