| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Vizcacha
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| Ce récit a été lu par
420 visiteur(s) ! Distance : 42.195 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Marathon de Venise | ||||
Marathon de Venise
Arrivée le samedi midi en famille à Mestre. Après un déjeuner rapide et une petite sieste nous partons pour le village marathon dans San Giuliano Park. La fin d’après midi se passera tranquillement à flâner dans le parc.
Dimanche matin 6h00, le réveil n’est pas trop difficile (merci le décalage horaire). Après un petit déjeuner léger à l’hôtel direction l’arrêt de bus pour nous mener au départ (25 bornes de Mestre). La bonne nouvelle est que l’arrêt est juste en face de l’hôtel. Vers les 8h15 nous arrivons sur le site de départ à Strà (La ville de Strà est située environ 25 kilomètres à l’ouest de Venise, tout au début de la rivière de la Brenta, célèbre pour tous les Palazzi que les patriciens vénitiens y avaient construit au 17ème et surtout au 18ème siècle.).
Le temps de se changer et de poser les sacs dans les camions prévus à cet effet et me voilà dans le box n°1 (entre 2h30 et 3h00). Il me reste une bonne ½ heure à patienter au milieu des italiens (je ne comprends rien à l’italien, dommage).
9h15 le départ.
Rapidement j’ai mal aux jambes (peut être le manque d’échauffement…). Pas de risque de m’emballer, je dois forcer pour atteindre mon allure… Je me fais doubler par des coureurs, en double d’autre. Je fini par m’accrocher derrière 2 coureurs qui discutaient. Ils avaient vraiment l’air facile, derrière je souffle comme un bœuf. Je ferais une bonne quinzaine de km derrière eux. Leur allure régulière en 3’47-3’50 au km était celle que je devais tenir pour mon objectif en 2h42 (dur-dur).
Les 20 premiers km se feront donc dans la difficulté rythmés par les supers ravitaillements en eau (bouteilles d’1/2 litre) tous les 5 km que j’ai agrémentés d’un gel (km 10, 21 et 30). On a traversé les villes de Dolo, Mira et Oriago, puis la zone de Marghera, le port pétrolier situé juste avant Venise, et Mestre. Sur cette partie la route est bien plate et en plus de nombreux spectateurs et orchestres animent les villages.
Le passage au semi en 1h19’27 me rassura et me redonna le moral, j’en chie, mais je suis dans les temps. Les jambes sont en plus revenu vers le 20ème donc tout va bien.
Vers le 25ème j’ai le plaisir de voir mes 2 petites femmes au bord de la route, ça redonne des ailes. On part ensuite faire un crochet de trois kilomètres à travers le parc de San Giuliano, où nous avons retiré les dossards la veille.
C’est ensuite que Venise, la belle et historique cité des Doges, va apparaître lorsque la course va emprunter le Ponte de la Liberta, long de presque quatre kilomètres. Il sera pour moi le début du calvaire. On est au 35ème km, j’ai eu de bonnes jambes pendant 15 bornes. Je commence à avoir du mal à suivre le rythme d’un coureur rattrapé vers le 20ème km. Je finirai donc tous seul…au moral
De là, on a traversé la zone portuaire du Tronchetto pour déboucher ensuite au début des Zattere, le grand quai (deux kilomètres) qui longe le canal de la Giudecca et borde le sud du sestiere du Dorsoduro.
C’est là que les vraies difficultés du Marathon de Venise ont commencées avec les premiers ponts à traverser.
Certes tous les ponts traversés dans Venise avaient été équipés de passerelles pour nous éviter l’épreuve des marches. Pour autant, lorsque vous devez courir un total de 42,195 kilomètres et que les trois derniers kilomètres à franchir sont parsemés de ponts à monter et à descendre, les douleurs musculaires se font tout de suite plus cruellement sentir.

Dogana da Mar et le Pot le Pont provisoire du Marathon de Venise
Au bout des Zattere, on a viré autour de la pointe de la Douane de Mer pour emprunter la passerelle métallique de 170 mètres qui avait été installée pour l’occasion en travers du Grand Canal, pour relier le Dorsoduro aux Giardini Reale, les jardins qui se trouvent le long du Bassin de Saint Marc, juste derrière la bibliothèque Marciana et la Piazzetta San Marco avec ses deux colonnes de granit.
Marathon de Venise, des ponts, des ponts...
Encore sept ponts nous attendaient avant l’arrivée, et pas des moindres, longs et bombés…
Je finirai au sprint contre le chrono pour passer juste sous les 2h41.
Les temps intermédiaires confirment un début régulier et une fin difficile
| Time | min/Km | Delta | min/Km | RealTime | |
| Dolo (5K) | 0.19.03 | 3,48 | 0.19.03 | 3,48 | 0.18.57 |
| Mira (10K) | 0.37.48 | 3,46 | 0.18.45 | 3,45 | 0.37.42 |
| Oriago (15K) | 0.56.44 | 3,46 | 0.18.56 | 3,47 | 0.56.38 |
| Marghera (1/2 mar.) | 1.19.33 | 3,46 | 0.22.49 | 3,44 | 1.19.27 |
| Mestre (25K) | 1.34.11 | 3,46 | 0.14.38 | 3,44 | 1.34.05 |
| Parco S.Giuliano (30K) | 1.53.10 | 3,46 | 0.18.59 | 3,47 | 1.53.04 |
| Ponte Libertà (35K) | 2.12.11 | 3,46 | 0.19.01 | 3,48 | 2.12.05 |
| Venezia (40K) | 2.28.58 | 3,48 | 0.16.47 | 3,59 | 2.28.52 |
| Arrivo (42K) | 2.40.59 | 3,48 | 0.12.01 | 4,00 | 2.40.53 |
des images du parcours extraites du carnet d'entrainement . Elle est pas belle l'interface Kikourou 



Le vainqueur du 22ème Marathon de Venise, le Kénian
Jonathan Kipko Kosgei devant l'hôtel Danieli
Pour conclure, un marathon est vraiment une épreuve difficile. Les difficultés du marathon de Venise concentrées sur les 3 derniers km ne facilitent pas la tâche. Mais bon quand vous arrivez dans Venise, le cadre est tellement magique, les spectateurs tellement enthousiastes qu’on ne peut que finir, dans la douleur mais surtout dans la joie de l’avoir fait dans un cadre aussi merveilleux.
Pour le prochain je trouverai un marathon encore un peu plus plat, Berlin peut-être. Mais bon pas avant 2010 (2008 : UTMB, 2009 : GRR, on ne peut pas tout faire ;))


Le marathon de Venise sur fond de Palais des Doge Le Marathon de Venise au coeur de Saint Marc
Commentaires
Quoi, j'me répète ? Ca vaut bien 3 bravo, nan ?
2h41... Pffffff...!!!
Merci pour ce récit et les belle photos qui vont avec.
Bises - L'esc@rgot
A bientôt !
A un de ces jours sur route ou chemin, en Savoie ou ailleurs. Les routes des kikoureurs finissent toujours par se croiser !
Dominique
Super perf et bien illustré.
J'adore le tracé GPS de ta course et je pleure quand je vois les allures.
(Et je suis content que l'interface du GPS te plaise)
A+
Philippe
Tout te réussit !
Laurine (la soeur de Léo)
Tu es admirable de talent pour la CAP,
et en plus super sympa, sur le forum Kikourou.
JC
Pour un 1er marathon tu as (encore) fait trèèèèèès fort !! Pour Berlin en 2010 c'est sûr que tu vas carrément exploser ce chrono !! c'est clair ;-)
L'Ourson_Heile_Gebresellassié_n'a_ka_bien_se_tenir_;-))
Et finalement un marathon en 4h, 3h30, 3h, 2h40 ou moins on retrouve des sensations relativement semblables, chacun à son niveau. Et c'est aussi cela la magie de la CAP.
Les photos sont super pour illustrer ton beau cr.
C'est vrai que quand on voit des types qui claquent des super chrono, bêtement on se dit (enfin je me dis) qu'ils n'ont pas du trop galérer alors qu'en fait je vois que si et je rejoins tout à fait la réflexion de JLW, la souffrance est la même mais chacun à son propre niveau.
En tout cas moi je préfèrerai galérer pour faire moins de 2h42 plutôt que moins de 3h05' lol.
@+ ;-)
Et bien super course malgré le difficultés que tu décrit en fin de parcours !
Et bravo pour le détail et les pécisions du parcours !
J'ai souffert tout comme toi à partir du 35ème mais à un rythme moins soutenu mais avec le bonheur d'avoir fini !
Bravi Bravo ++++++++
j'avais pas vu encore ton CR. Bravo pour ta perf pour un premier Marathon! Surtout sur ce marathon de Venise avec la fin difficile.
Jérome
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