Récit de la course : Le Tour du Beaufortain 2007, par oufti

L'auteur La course
Kikoureur : oufti
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oufti
Course : Le Tour du Beaufortain
Date : 21/7/2007
Lieu : Queige (Savoie)
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Distance : 0 kms
Matos :
Objectifs : Terminer
Le tour du Beaufortain 2007 par Oufti

 

Les nièces de Dawa

« Quelle grande émotion pour tous, mais surtout pour Annie et Dawa Sherpa, et aussi les 3 fréres de Dawa qui étaient présents ce dimanche 22 juillet 2007 au pied du podium lors de la remise des prix de ce 3éme Tour du Beaufortain, et lorsque Philippe Delachenal le responsable de l'organisation, et Yves Coupier, le représentant de la marque Quechua, qui nous a beaucoup aidé pour cette course de l'espoir, annoncérent le montant du bénéfice récolté supérieur à 15000 euros, un tonnerre d'applaudissements, quelques larmes, et une immense émotion se sont manifestés parmi tous les spectateurs
Les trois filles : SONAM DOKA, LHAMU, et RINGEE pourront poursuivre leurs scolarité et leurs études pendant au moins 5 années.C'est une association composée uniquement d'organisateurs de courses trail, qui s'est investit dans l'achat de duvets et matelas donnés par Quechua pour les 3 niéces, avec la recette intégralement reversée pour les trois niéces,cette association va gérer cette somme de 15000 euros,dont une partie sera reversée chaque année aux trois filles pendant au minimum 5 années d'étude; Nous vous reparlerons en temps voulu de l'action de cette association de soutien aux trois niéces de Dawa. » (Extrait de http://www.couriretdecouvrir.com/)

Le préambule

J'arrive à Queige le vendredi vers 18h après 800km de route sous un ciel déchaîné. Je suis accompagné par mon père qui va me soutenir tout au long de la course. Le we ne s'annonce pas très bien côté météo. De suite, je me dirige vers les inscriptions pour retirer mon dossart. Je reçois également le roadbook de la course.

Autour de moi, tout le monde est concentré pour écouter Philippe Delachenal, l'organisateur de la course, qui nous fait un debriefing très complet de ce qui nous attend le we. Pas facile pour un gars qui n'est pas du coin de tout comprendre : « A l'altitude 1300m, vous allez rejoindre une route forestière, descendre à gauche sur 250m, puis à droite vers la grange... ». Le roadbook est aussi très complet et nous montre le profil altimétrique de la course. Pas de quoi me rassurer, toutes ces montées et descentes.

Photo: Philippe Delachenal nous présente la 1ère étape.

Philippe ne me rassure pas non plus lorsqu'il nous dit : « La première étape fait 48km et affiche 3000m de dénivelé positif. La deuxième fait entre 53km et 58km, on sait pas trop, et au moins 3000m aussi, certainement plus... » C'était déjà dur sur le papier, mais si en plus ils nous ont rajouté des kms et du dénivelé, alors là, je commence vraiment à flipper. Certains coureurs ne me rassurent pas non plus lorsque je vois leur musculature impressionnante de troll des montagnes.

Bref, je ne m'attarde pas trop et je quitte Queige pour me rendre à Beaufort pour passer la nuit dans un hôtel, histoire de bien dormir avant un we chargé.

La nuit blanche

Pour ce qui est de bien dormir, c'est loupé puisque je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Le village de Beaufort a la particularité de posséder une église qui sonne toutes les demi-heures, et même pendant la nuit !!! Ils sont fous ces montagnards !!! J'ai donc attendu dans mon lit que le réveil sonne à 4h pour me lever. Après le petit déjeuner, j'enfile la tenue du parfait trailer et je prends la direction de Queige. Je suis complètement crevé par la route de la veille et la nuit blanche que je viens de passer, et j'ai la vive impression que je vais me jetter dans la fosse aux lions.

La première étape

J'arrive au camping de Queige, au bord de la D925, la route qui mène à Beaufort. La peloton du tour de France est passé ici il y a tout juste une semaine.

Il commence tout juste à faire clair. Je me rends sur la pelouse du stade de foot, lieu du départ. Je regarde autour de moi, mais je ne connais personne. Aucune casquette kikourou non plus. Je pense pourtant que quelques kikoureurs étaient présents.

Photo: Les coureurs avant le départ sur le stade de foot.

A 6h le départ est donné par le maire de Queige. Je me place dans le dernier tiers de course pour ne pas partir vite. On emprunte directement l'itinéraire du tour du Beaufortain, balisé jaune et rouge, par un sentier forestier qui monte bien. Plus loin, on quitte le balisage pour prendre la direction Croix de Coste, la pente est assez raide. On atteint un chalet refuge, puis Croix de Coste et enfin le signal de Bisanne à 1947m. Ouf il était temps d'arriver : +1400m pour commencer la journée, c'est déjà un peu rude pour moi. Malheureusement pour nous, le soleil n'est pas présent et restera caché jusqu'au col du Bonhomme. Depuis le signal de Bisanne, on descend sur la station des Saisies à 1650m où se trouve le premier ravitaillement. Je remplis ma gourde d'eau fraîche et mange un peu de sucré. Comme d'habitude, je cours avec un camel rempli de St Yorre et caloreen.

Après le ravito, on suit un chemin qui nous mène au restaurant le Benetton, puis le col de la Légette à 1776m. Je reconnais l'endroit pour y être passé la veille. Hier, on voyait bien le Mont-Blanc, aujourd'hui, on voit rien du tout. Le bon côté de la chose, c'est qu'il ne fait pas chaud, les conditions sont vraiment idéales pour courir.

On emprunte une large piste jusqu'au col de Véry à 1950m. Nous sommes un groupe de 4 coureurs, les écarts commencent à se creuser entre les différents petits groupes. Ensuite, fin de la partie roulante et on prend un sentier à flanc de montagne, et après une montée raide de +200m, on arrive sur le domaine skiable des Contamines. Un groupe de coureurs nous a rejoint et nous dépasse. J'essaie d'accrocher ce wagon mais le gars qui mène la cadence va trop vite et fait exploser le groupe. On arrive par une large piste au col du Joly à 1989m. C'est le deuxième ravito. Je remplis cette fois mon camel et ma gourde (je ne rajoute pas de caloreen pour diluer un peu). Je suis content de voir mon père qui m'attend depuis longtemps et qui m'encourage. Il m'annonce que le premiers sont passés il y a longtemps. Cela ne m'étonne pas.

Photo: Dawa au col du Joly

Photo: le ravito au col du Joly.

Je repars en direction du col de la Fenêtre, un des points forts de ce tour, mais le brouillard ne nous permet pas de voir le Mont-Blanc. Ce col culmine quand-même à 2245m et le sentier pour y arriver ne me semble pas aussi plat que sur le roadbook. Au sommet du col, on bascule sur le versant « La Balme », descente dans les éboulis. C'est ma première descente dans les éboulis puisque c'est aussi ma première grande course dans les Alpes. Ma première expérience, c'était la montée du Nid d'Aigle, et là évidemment on ne fait que monter ! C'est donc avec une certaine maladresse que je descends et je me fais dépasser par des coureurs plus aguerris. Plus bas, on retrouve l'itinéraire principal du TMB, le balisage devient rouge et blanc. Au bas de la descente, je rejoins malgré ma faible vitesse quelques coureurs déjà bien entamés. Le soleil commence à faire son apparition, je sors mes lunettes et ma casquette pour commencer l'ascension du col du Bonhomme.

Au début de l'ascension, on m'explique que la montée est plus dure que les précédentes et que le refuge est encore loin. Je pars donc doucement sur un rythme de rando et je prends un gel pour me donner des forces pour cette dernière ascension de la journée. Cette ascension est un vrai bonheur car le soleil est maintenant bien présent et je peux enfin voir ces magnifiques paysages autour de moi. J'ai aussi à l'esprit que je suis sur l'itinéraire de l'UTMB et je ne peux m'empêcher de penser à cette course mythique. Je prends mon gsm et je téléphone à ma femme pour lui annoncer que tout va bien. Le sommet du col se fait sur la neige, c'est vraiment grandiose.

Au sommet, il faut encore monter un peu pour arriver au refuge de la croix du Bonhomme à 2433m, je ne m'arrête pas trop longtemps car il ne reste pas long pour arriver aux Chapieux à 1550m. Heureusement pour moi, la descente n'est pas difficile contrairement à la précédente et je coupe même à certains endroits pour éviter les longs lacets. Après 7h32 de course, j'arrive au village des Chapieux ou de nombreux spectateurs et coureurs m'encouragent en passant le portique d'arrivée.

Photo: l'arrivée aux Chapieux.

Le campement aux Chapieux

Après la course, une bonne douche et un bon repas aux Chapieux ont vite fait de me remettre d'aplomb. Je décide de ne pas rester ici l'après-midi et je pars avec mon père passer le reste de la journée à Bourg-St-Maurice.

De retour aux Chapieux vers 18h, le temps est menaçant et il ne faut pas attendre longtemps pour que l'orage éclate. Je suis confortablement installé dans ma petite tente en me faisant un programme spécial décontracturant à l'aide de mon compex. Je prépare mon sac pour l'étape de demain et je me rends au centre pour écouter le debriefing de la journée de demain. A nouveau, Philippe Delachenal nous explique dans les moindres détails la journée de demain. Il nous annonce une journée plus difficile que celle d'aujourd'hui, et notamment la montée du col de Grand Fond avec des conditions météo peut-être difficiles. Prévoir un bon coupe-vent. Plusieurs départs sont prévus : l'un à 6h pour les plus lents de l'étape 1, un autre à 7h, et le dernier départ à 8h pour les 39 meilleurs temps. Je partirai à 7h.

L'heure du repas a sonné. Au programme, compote, fromage, soupe, et pâtes bolo, le tout servi par Dawa et ses frères en personne. Je m'assieds au hasard à l'une des tables et je tombe sur des coureurs qui font partie du groupe des meilleurs pour l'étape de demain. L'un d'entre eux m'annonce qu'il a fait 200km cette semaine, et termine ce we avec le tour, pour totaliser 300km !!! Il y a clairement une différence énorme de prépa entre les meilleurs et les coureurs moyens comme moi... Après le repas, il y a une bonne ambiance à table, on chante même un peu, Dawa est encore avec nous.

Photo: le campement aux Chapieux.

A 21h30, je quitte les lieux et je vais me coucher car la journée de demain s'annonce très dure.

La deuxième étape

Après une assez bonne nuit, le réveil sonne à 5h30. Je me sens explosé et fatigué. Je commence à avoir des doutes sur mon état de forme pour terminer cette étape qui représente  ma plus longue distance de tous les temps. Je décide de partir lentement avec comme objectif simple de terminer l'étape. J'ai terminé hier à la 106ème place et il m'importe peu d'améliorer mon classement. Mon seul désir est de ne pas abandonner et de prendre un maximum de plaisir.

A 7h le départ est donné pour notre groupe : le groupe des ni trop lent ni trop rapide. Départ des chapieux à 1550m et montée soutenue jusqu'au col du Grand Fond à 2671m, point culminant de ce tour du Beaufortain. Pendant l'ascension, j'ai du mal à trouver mon rythme et je sens les effets indésirables liés à l'altitude. On termine l'ascension dans la neige. Le temps aujourd'hui est magnifique et la vue au sommet du col est magique. Il fait cependant froid et je ne m'attarde pas. J'entame la descente vers le lac puis le refuge du Presset à 2514m. La descente est périlleuse puisqu'elle s'effectue en partie sur neige. Un premier petit ravito est proposé au refuge. J'en profite pour remplir ma gourde qui était vide pour monter le col.

Après le refuge, nous arrivons très vite au col du Bresson à 2469m et entamons la descente sur les ruines de Presset à 2000m. Dans la descente, j'entends derrière moi un coureur qui crie : « Attention, voilà les premiers !!! ». Le temps de me retourner, et je vois débouler droit dans la pente le futur vainqueur de ce tour, c'est Alun Powell, l'anglais, guide de haute montagne à Chamonix (c'est lui qui avait terminé 2ème du CCC en 2006). Il est suivi de près par deux autres coureurs que je ne reconnais pas. J'arrive ensuite aux ruines où un petit ravito en eau gazeuse et coca est proposé. En effet, il n'était pas possible pour les organisateurs d'acheminer tout le matériel au refuge, c'est pourquoi tout ce qui n'était pas présent au refuge se trouvait alors aux ruines. C'est dire l'envie de bien faire de l'organisation !!!

Direction maintenant le col du Coin. Dans la montée, j'aperçois Dawa derrière moi. Je m'étais promis de faire quelques mètres avec lui. Lorsqu'il arrive à ma hauteur, j'accroche la loco et je discute un peu avec lui. Instant magique pour moi !!! Bientôt je n'arrive plus à parler et avant d'exploser complètement, je le laisse partir. Quelques secondes plus tard, c'est Samuel Bonaudo qui me passe. Il est surpris par la vitesse incroyable du premier. Je lui dis qu'il va le rattraper avec Dawa mais ce ne sera pas le cas. La montée du col se termine par un raidillon et on arrive enfin au sommet à 2400m.

Commence alors la longue descente vers le lac de Saint Guérin à 1559m. D'abord une descente rapide, ensuite un petit raidillon pour atteindre le cormet d'Arêches, puis une large piste où j'en profite pour délier un peu les jambes. Je me sens bien mais je sais que la journée est encore longue. Je dépasse un coureur à l'arrêt avec qui j'avais discuté dans la montée du col. Il est blessé et va probablement s'arrêter à Saint Guérin. Je me dis que cela pourrait m'arriver aussi si je voulais en faire de trop, et je repense à ma chute au trail des Poilus. Je cours seul depuis pas mal de temps lorsque je me fais dépasser pas le gros du groupe des premiers partis à 8h. J'essaie de temps en temps de suivre le rythme de l'un ou l'autre mais ils sont vraiment trop forts et je dois les laisser partir. Ouf cette longue descente se termine enfin et j'arrive au lac où j'aperçois le ravito et mon père fidèle au poste. Je me sens un peu fatigué après cette longue descente. Aussi, je décide de prendre mon temps. J'en profite pour changer mes chaussettes, et me remettre de la crème anti-échaufement partout où il faut. Comme il est midi, cela fait 5h que je cours, je mange un peu de salé : fromage et tucs au menu et une banane en dessert.

Photo: Dawa au lac de Saint Guérin

Photo: changement de chaussettes au ravito de Saint Guérin

Je traverse le barrage en marchant plein de tucs en bouche. Pas évident à avaler les tucs !!! On continue sur un grand chemin plat pendant 1,5kms et là deux vétérans me dépassent et je les entends dire qu'il nous reste encore plus de la moitié du dénivelé à faire !!! Petit coup au moral, je sais à ce moment qu'une deuxième course commence pour moi, la course au moral.

Commence alors le troisième col de la journée. D'abord une montée en forêt où je mène le train d'un petit groupe de 4 coureurs. Je commence à taper un peu dans la réserve. Je suis obligé de m'arrêter pour reprendre un peu mon souffle et je laisse passer le petit groupe devant moi. Je les laisse partir mais je les garde en point de mire pour ne pas trop ralentir. Heureusement, je rattrape d'autres coureurs plus entamés avec qui je discute un peu. C'est bon pour le moral. On passe dans l'alpage de Jean-Marc Joguet, 2ème l'an passé et 4ème cette année. On continue de monter par une grande piste jusqu'au pied de la Tête Rouge à 2100m. A partir de là, on quitte le domaine skiable d'Arêches et on pénétre dans une partie beaucoup plus sauvage sur un sentier à flanc de montagne. A ce moment, je me sens pas trop mal et je décide de courir quand la pente s'adoucit. On traverse des ruisseaux et des torrents. Un peu plus loin, je suis comme un acrobate en train de descendre dans le lit d'un torrent. Je me dis que je vais me casser la figure lorsque j'entends un coureur qui crie derrière moi : « Eh, tu fais du cannoying !!! » Je comprends que je me suis trompé et je remonte alors sur le chemin. Nous arrivons au chalet des Arolles à 1900m où se trouve le 4ème ravito. Je meurs de faim : je me régale de jambon de pays, fromage et tucs. L'eau de la fontaine est excellente à cet endroit. C'est un des frères de Dawa qui est au ravito. Ambiance sympa, personne ne veut repartir...

Je décide de repartir mais personne ne me suit. C'est donc seul que j'entame la montée du col de la Bâthie. Ensuite, je me retrouve sur un beau sentier à flanc de montagne. Je commence à me dire que je vais terminer cette course. Je cours à bonne allure et j'aperçois devant un groupe de 5 coureurs. Je me retourne et il n'y a personne derrière moi. Je me fixe alors comme objectif de rattraper ce groupe pour faire la montée du dernier col avec eux. Vient alors une large piste qui me permet de courir à bonne allure et de rattraper le groupe avant d'entamer la montée du col des Lacs, le dernier de ce we.

Ce dernier col est interminable. Le groupe dans lequel je suis est un peu à la ramasse. Je décide de continuer seul. Le problème c'est qu'il n'y a plus personne devant en point de mire. A chaque fois que je crois arriver au sommet, il s'ensuit un nouveau replat suivi d'une nouvelle montée. J'arrive finalement au sommet à 2250m, la tête un peu dans le brouillard. Le secouriste au-dessus me demande si je vais bien, voyant visiblement que je suis un peu ailleurs. Je m'arrête quelques instants pour reprendre mes esprits et admirer le paysage. Puis je décide de continuer. Un beau sentier à flanc de montagne me conduit au dernier ravito au chalet de l'Aulp de Tours à 1982m. Je ne m'attarde pas puisqu'il ne reste plus qu'une heure de course. Je remercie les bénévoles et entame la grande descente jusque Queige.

Cette descente, tout le monde en parle depuis le début de la journée, car elle fait peur. Il y a en effet plus de 1500m de dénivelé à descendre droit dans la pente la plupart du temps. A mon grand étonnement, j'ai les cuisses encore assez solides et j'ai pris confiance en moi pour descendre. C'est donc à vive allure que je descends et je rattrappe un nombre important de coureurs tout le long de la descente.  Je regarde ma montre et je sais que la descente va encore durer au moins une demi-heure. Les cuisses commencent à chauffer. Je ralentis un peu, je me crispe et je m'aperçois que cela fait encore plus mal. Je décide alors de réaccélérer et de maintenir ma vitesse. Et ça marche, je dépasse toujours des coureurs. J'arrive enfin à Queige, je me dirige vers le camping quitté la veille au matin. Une petite longueur sur le stade de foot et je passe sous le portique d'arrivée. Brouhaha invraisemblable de cloches autour de moi... Mon père me félicite... Les organisateurs et d'autres coureurs aussi... J'arrête mon chrono après un peu plus de 9h36 de course, et plus de 17h sur le we...

Photo: l'arrivée à Queige sur le stade de foot.

Le repas final

Après la douche, je mange de la polenta accompagnée d'une saucisse régionale. Je me régale. Je discute avec d'autres coureurs et on se raconte notre long we. On assiste aux différents podiums. Il est alors temps pour nous de quitter les lieux car nous devons nous rendre à Chamonix pour la soirée.

 

Photo: le podium final.

Le bilan du we

Un we inoubliable pour moi tant sur le plan sportif qu'émotionel.

Je remercie tous les organisateurs et bénévoles pour le travail accompli. Une mention toute  spéciale pour Dawa et sa famille.

Sur le plan sportif, c'est la première fois que je termine une course dans la seconde moitié du classement (je termine 105ème au général). Mais bon, il y a une grosse différence entre le niveau des coureurs sur ce genre de course et celui des coureurs que l'on retrouve sur des trails plus modestes. De plus, je n'ai pas la chance de pouvoir m'entraîner en montagne. Je dois me contenter de petites côtes ou des escaliers. Pas évident lorsqu'il faut monter aux sommets des cols !!! Cependant, j'ai appris pas mal de choses, notamment dans la manière d'aborder les longues descentes et j'espère pouvoir m'améliorer.

Prochain objectif majeur : la grande course des Templiers.

Commentaires

Le 27/07/07 à 11:28, commentaire de L'Castor Junior
Merci oufti pour ce très chouette CR, et bravo pour la perf' !
En effet, le niveau moyen du peloton sur de telles courses, assez "typées", est généralement bien meilleur que sur les courses plus populaires.
Bonne récup' !

Le 27/07/07 à 11:36, commentaire de le_kéké
Merci pour ce superbe CR bien écrit et bien illustré.
Bravo aussi pour la perf, en tout cas c'est une bien belle course que tu as fait.

A bientôt, Philippe


Le 27/07/07 à 16:57, commentaire de titifb
Bravo pour ce CR passionnant ! On en redemande !
Tes photos : super...Bref, récit riche d'une aventure sportive et humaine.

Le 27/07/07 à 17:45, commentaire de JLW
Merci pour ton récit et je trouve que tu as très bien géré ta course, surtout pour une première sur une telle distance et de surcroit en 2 étapes ce qui n'est pas évident à gérer. Encore bravo.

Le 28/07/07 à 13:12, commentaire de espace_marathon88
Bravo Oufti,

Eh bien c'est ce que l'on appelle un long deplacement pour un trail superbe mais combien difficile.

Encore un de plus sur ta carte de visite. Super.

Peu de chance de te revoir dans la region alors car maintenant tu t'eloigne pas mal du luxembourg pour connaitre d'autres paysages.

je t'ai pas vu au marathon du ballon d'alsace, dommage ca sera sans doute sur une prochaine edition lorsque tu voudra faire un trail pas dur. Eh oui, avec celui là de terminé, tout dois te sembler plus realisable.

a+ et bonne recuperation.

Le 28/07/07 à 16:57, commentaire de akunamatata
trés bien retranscrit le récit, les photos sont sympas aussi.


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