Récit de la course : La Bouillonnante 2006, par oufti

L'auteur La course
Kikoureur : oufti
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oufti
Course : La Bouillonnante
Date : 23/4/2006
Lieu : Bouillon(B) (Belgique)
Autres récits : il y a 6 autre(s) récit(s) de cette course dans la base.
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Distance : 42 kms
Objectifs : Pas d'objectif
Dure dure la bouillonnante
Ce dimanche 23 avril se déroulait la première édition de « La Bouillonnante » à Bouillon en Belgique. Deux parcours de 21km et 42km étaient proposés avec +2000m sur le 42km.

En arrivant sur place, je vois beaucoup de plaques étrangères. Le trail a attiré des français (normal car le trail fait partie du challenge des trails de l’Est de la France), des néerlandais et des Luxembourgeois aussi.

A l’inscription, c’est un peu désorganisé. Mention « peut mieux faire » et pour preuve, mon numéro de dossart avait déjà été donné. Il faut bien critiquer un peu pour faire mieux l’année prochaine…

Le départ du 42km est lancé peu après 9h sur un petit pont, après les recommendations d’usage de l’organisateur. Après quelques centaines de mètres sur le plat, la couleur est donnée lorsque la pente se durcit. A ce moment, je me dis dans ma p’tite tête que +2000m c’est beaucoup… La seule course que j’ai faite avec autant de dénivelé c’est la montée du nid d’aigle à St Gervais. C’est donc avec grande prudence que je vais commencer la course. Je suis dans le dernier tiers de course et tout le monde marche, la pente ne permettant pas de courir sans se mettre dans le rouge.
Pour éviter les crampes, je bois toutes les 10 à 15 minutes. Dans mon camelback, j’ai mis de la St Yorre avec du caloreen. Testé à l’entrainement avec succès.
Je fais quelques kms avec un coureur qui porte un dessus avec une annonce pour le prochain trail du challenge, le trail de la vallée des lacs à Gerardmer. J’en profite pour lui poser quelques questions comme je suis à la recherche d’un hébergement pour le we.
A ce moment de la course, je double toujours quelques concurrents dans les montées qui me redoublent peu de temps après dans les descentes. J’ai bien envie de les suivre en descente, mais je veux préserver mes jambes au maximum car je sais que la suite sera dure. Je me fixe comme objectif de courir cool jusqu’à la mi-course.
Je m’arrête aussi toutes les heures pour m’étirer les mollets. C’est une technique expérimentale que j’ai testée à l’entrainement et je vois la différence quand je le fais ou non. En m’étirant, j’ai les mollets moins durs pendant la course. A ma connaissance, je n’ai jamais vu d’autres coureurs le faire à titre préventif pendant la course. Je vais peut-être breveter cette idée…
Le première partie est difficile avec une succession de montées et descentes, des passages techniques, et même des échelles à descendre et monter. On perd quelques minutes à attendre pour passer les échelles. J’en profite pour m’étirer convenablement.
Tout le monde autour de moi est ravi du parcours, les points de vue sont magnifiques.

Après le 2ème ravitaillement, nous sommes à mi-course, j’en profite pour manger une barre de céréales chocolatée. C’est pas dans mes habitudes mais comme je cours en dessous de ma vitesse normale, j’en profite pour manger solide. Je ne remplis pas mon camelback car le prochain ravito se trouve dans une dizaine de kms. Et voilà une stupide erreur : pourquoi attendre le prochain ravito au risque de me retrouver sans eau alors que je vais de toute manière devoir le remplir au prochain ?
Le soleil commence à taper fort et les montées se succèdent toujours. Eh oui, il faut bien qu’ils se trouvent quelque part ces +2000m.
Je monte toujours les côtes à bonne allure en appuyant bien avec les mains sur les cuisses et maintenant je descends également normalement. Du coup, je ne me fais plus doubler, ni en montée, ni en descente. D’ailleurs plus un seul coureur ne me doublera jusqu’à l’arrivée. Peut-être un départ un peu trop prudent mais bon c’est mieux ça que le contraire.
Et puis ce qui devait arriver arriva, mon camelback est vide mais je me dis que c’est pas grave puisque le prochain ravito est tout proche. Mais la montée qui arrive est terrible et au-dessus le soleil tape fort, l’air devient sec, ma gorge aussi et je ne vois toujours pas le ravito. Je m’en veux d’avoir fait cette erreur de débutant. Et là, fait du hasard ou non, j’ai des signes annonciateurs de crampes aux mollets…
On se perd quelques minutes dans la forêt. On ne voit plus les flêches jaunes du parcours. On s’apercevra plus tard qu’un inconnu a enlevé quelques flêches et les a laissées un peu plus loin sur le parcours. Probablement un gros farceur…

Enfin, le dernier ravito arrive. Je retire la poche à eau du camelback et j’essaie de dévisser le capuchon. Pas moyen d’y arriver et à chaque fois c’est pareil, il se bloque et plus moyen de le dévisser. Il faut absolumment que je change mon camelback pour un autre modèle plus pratique. C’est pourtant le modèle de chez raidlight…
Heureusement, un bénévole vient à mon secours et se charge de le remplir. Je dissous dans l’eau une solution de caloreen et bicarbonate de soude. Je mange encore une barre chocolatée puisque la première était bien passée et je bois beaucoup. J’ai très soif et je sais qu’il est déjà trop tard.

Je repars du ravito avec un coureur avec qui je discute un peu. Dès la première montée, je dois le laisser partir car il est trop rapide pour moi. Surtout que je m’arrête de temps en temps pour m’étirer.
Mais à ma grande surprise, mes jambes sont dures mais les crampes ne me terrassent pas comme à mon habitude. Je peux continuer à courir certes je ne vais pas très vite mais malgré tout je rattrape des coureurs à la ramasse.
La fin du parcours est très technique, des petits sentiers, des passages rocheux, quelques petites échelles. Je m’amuse bien sue cette partie.
Après une bonne descente, on redescent dans la vallée pour terminer par quelques kms de plat. Je dépasse encore quelques concurrents et je passe la ligne arrivée après un peu plus de 5h20 de course.

A l’arrivée, on monte sur une petite estrade et on vous annonce dans le chapiteau où se déroule la fête de la bière. Et oui, nous sommes en Belgique. Pour moi, ce sera un coca. Je me sens plutôt fatigué. Je m’allonge par terre et discute avec un vosgien, encore un !. Ils étaient venus en force aujourd’hui.
Je profite, après une douche glacée, d’un massage offert par des étudiants kinés. Dommage que le départ et l’arrivée soient distants d’un bon km. Pas cool après la course de refaire un km en marchant. Je fais la route avec un coureur venu de Calais parti ce matin vers 3h !!!

Conclusion : une superbe course, la plus belle pour moi de celles que j’ai faites. Oui je sais que j’en ai pas encore fait beaucoup. Mais beaucoup de coureurs chevronnés étaient du même avis. Tout le monde était également d’accord pour dire qu’elle était très dure parce que les montées sont très raides.
Une bonne organisation, de bons ravitos. Pas bcp de monde sur le parcours mais c’est normal on est tout le temps dans la forêt.

Je recommande vivement cette course à tout le monde.

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